Début de l'étude numérique du vitrail
Après avoir voulu figer le temps avec « Siste, tempus ! » ma nouvelle œuvre de grand format (70 x 140 cm) sera l’éphémère qui s'ancre dans l'éternité de la pierre à travers la rencontre entre deux arts que tout semble séparer. D'un côté, l’architecture gothique et la magie du vitrail, appartenant à l’art sacré, cet écrin grandiose de pierre, de spiritualité et de lumière. De l'autre, un art éphémère, apparemment superficiel, appartenant à l’art dit profane. Deux mondes si éloignés qu’on ne pourrait rassembler. Et pourtant, tous deux sont animés par une même quête d’Absolu, une même élévation, avec même une esthétique semblable. Je les ai donc réunis dans ma nouvelle œuvre après un travail préparatoire de presque deux mois, en même temps que je réalisais « Siste, tempus ! » Je commencerai par le haut, au sommet de cette voûte céleste. En attendant d’avoir suffisamment avancé, je montre ici le tout début du projet avec ce dessin de flamboyants gothiques qui m’a inspiré pour réaliser le remplage en pierre (armature de pierres qui encadre les panneaux de vitrail) qui constitue la baie. Quant au vitrail lui-même ce sera une création adaptée qui racontera un cheminement initiatique tout en restant abstrait. Il n’y aura pas de scène biblique.
LES ÉTAPES DE LA CRÉATION
2. Voici une vue d'ensemble sur toute la largeur avec l'arc brisé qui commence à apparaitre. Dessous, le début du tracé du remplage.
3. La partie haute de l'arc est terminée. Sans le vitrail, les reflets bleus sur la pierre paraissent un peu étranges. La feuille blanche perturbe l'équilibre, mais cela va s'harmoniser avec le vitrail. C'est l'étape suivante.
5. Petite avancée mais avec quelques retouches sur certaines parties : les pierres et le vitrail (j'ai foncé légèrement pour équilibrer avec la suite plus claire). Peut-être que cela n'apparait pas trop sur la photo, car l'exposition varie suivant les clichés. Encore une fois c'est difficile de rendre les nuances et contrastes identiques à l'original.